Calminia et Thomas Da Silva : quand la force de la pierre rencontre celle d’un champion

29 juillet 2026

Il y a des rencontres qui ne tiennent pas du hasard. Quand Pierre-David Simonet, dirigeant de Calminia, découvre Thomas Da Silva dans un reportage, quelque chose se passe. Au-delà du sportif, c’est un homme qu’il découvre. Une force tranquille, une énergie posée, une détermination qui ne fait jamais de bruit mais qui avance, vague après vague. Calminia, fabricant de pierres naturelles installé à Lusignan dans la Vienne depuis plus de trente ans, partage profondément ces valeurs. Elles font partie de l’ADN de la maison. De cette résonance est né un partenariat évident, presque naturel.

CHAMPION DU MONDE ISA 2025 : Thomas Da Silva, surfeur non-voyant de l'équipe de France, célèbre son titre mondial en catégorie Men's VI 1 à Oceanside, Californie avec sa planche Calminia.

Un parcours hors norme

À dix ans, un AVC prive Thomas Da Silva définitivement de la vue. Il a grandi à Bayonne. L’océan était là, tout près. Il n’a pas attendu qu’on lui montre le chemin.

Licencié au BASCS à Biarritz, il découvre le surf à l’adolescence. Pas comme un loisir. Comme un langage. Sur sa planche, il ne voit pas la vague arriver. Il la sent. La pression de l’eau, la vibration de la houle, le souffle du vent. Et puis il y a la voix de son guide, à terre ou dans l’eau, qui devient ses yeux. Une confiance totale. Une synchronisation millimétrée. Ce n’est pas de l’adaptation. C’est une autre façon de lire l’océan.

Le palmarès suit, logiquement. Champion de France à plusieurs reprises. Vice-champion du monde. Puis, en 2025 à Oceanside en Californie, champion du monde ISA en catégorie Men’s VI 1. Membre de l’équipe de France championne du monde par équipes en 2023, 2024 et 2025. À 25 ans, Thomas Da Silva n’accumule pas les titres. Il construit quelque chose.

Une rencontre de valeurs

Ce qui a séduit Calminia chez Thomas Da Silva, ce n’est pas seulement le palmarès. C’est ce qui se cache derrière. La capacité à transformer un obstacle en moteur. La patience d’un travail répété mille fois pour atteindre l’excellence. Le refus de se définir par ce qui manque, plutôt par ce qui est possible.

Ces qualités, Calminia les cultive au quotidien. Travailler la pierre naturelle, c’est composer avec une matière millénaire, écouter ce que la roche a à raconter, lui donner forme avec précision et patience. Le calcaire dur marbrier, le granit, le grès extraits des carrières sont façonnés sur mesure, dans une logique de durabilité et de respect. Une démarche qui rejoint celle d’un athlète qui apprend, séance après séance, à dialoguer avec l’élément liquide.

Calminia, sous l’impulsion de Pierre-David Simonet, a toujours porté un engagement sincère envers le sport et les valeurs qu’il véhicule. L’entreprise s’était déjà investie auprès de la Team Fairbiz dans le triathlon longue distance, avec la même conviction : associer la marque à des aventures humaines qui ont du sens. Le partenariat avec Thomas Da Silva s’inscrit dans cette continuité.

Soutenir un projet, pas seulement un palmarès

Thomas Da Silva poursuit un objectif clair : représenter le parasurf aux Jeux Paralympiques de 2028. Le parasurf attend toujours son entrée officielle au programme. Chaque podium compte. Chaque prise de parole aussi. Ce n’est pas une cause abstraite, c’est une discipline qui existe, qui se pratique à haut niveau, et qui mérite sa place.

En dehors des compétitions, Thomas anime des journées d’initiation pour des jeunes en situation de handicap. Il transmet. Il montre que la mer n’est pas réservée à ceux qui voient.

En s’associant à lui, Calminia ne s’achète pas une image. L’entreprise accompagne un projet sportif de longue haleine, avec la discrétion qui la caractérise. Permettre à un athlète d’exception de continuer à s’entraîner, à voyager, à concourir.

Thomas Da Silva en action sur une vague, surfeur non-voyant champion du monde ISA 2025, partenaire Calminia.

Hawaii, mai 2026 : une nouvelle preuve sur le toit du monde

En mai 2026, Thomas Da Silva s’est aligné sur les vagues de Queens Beach, à Waikiki, pour les Hawaii Adaptive Surfing Championships. L’événement est l’une des trois étapes du World Championship Tour de l’Association of Adaptive Surfing Professionals, ce qui en fait l’un des rendez-vous les plus exigeants du calendrier mondial du parasurf.

Il en revient avec une médaille d’argent. Deuxième au classement officiel en catégorie Blind/No Vision Men, derrière Kirk Watson, devant Steve Fox. Pas une défaite. Une confirmation.

Celle d’un athlète qui se bat au plus haut niveau mondial, épreuve après épreuve, sur des terrains que peu d’équipes de France connaissent seulement de nom.

Ce podium à Hawaii s’inscrit dans une saison 2026 sous haute tension. Le cycle de qualification pour Los Angeles 2028 se resserre. Chaque point compte. Thomas ne surfe pas pour figurer. Il surfe pour construire, vague après vague, le dossier que le Comité International Paralympique ne pourra plus ignorer. Calminia est là, dans ce parcours. Pas en observateur. En partenaire.

Deux univers, une même exigence

L’océan et la carrière. Le mouvement et la matière. À première vue, rien ne rapproche un surfeur d’un fabricant de pierres naturelles. Et pourtant, il y a entre eux la même conviction profonde : ce qui dure se construit avec exigence, dans la durée, dans le respect de ce que l’on a entre les mains. Une vague ne se prend pas, elle se comprend. Une pierre ne se travaille pas à la va-vite, elle se révèle. Dans les deux cas, il faut du temps, de l’humilité et beaucoup de passion.
Le partenariat entre Calminia et Thomas Da Silva, c’est l’histoire de deux trajectoires qui se croisent autour d’une même manière d’avancer : sans bruit, avec constance. Celle qui, sur une vague comme sur un chantier, fait toujours la différence.